Je vis actuellement un vrai paradoxe : l'excitation de commencer cette nouvelle formation et l'appréhension de devoir chambouler un mode d'organisation déjà bien rodé. Comme je l'ai mentionné dans mon guide pratique disponible sur Amazon, j'avais finalement réussi à trouver un semblant d'équilibre ces dernières années, et ce jusqu'à l'obtention de mon dernier diplôme.
Je repars pour un tour en cet automne 2026, et avec toujours les mêmes questions d'organisation : comment réorganiser ma vie familiale ? Comment concilier ma vie professionnelle avec de nouvelles exigences académiques ? Quelles stratégies pour éviter une surcharge mentale ?
Quoi qu'il en soit, j'ai vraiment galéré lors de la sélection des cours. En effet, j'ai mis plusieurs jours à réaliser un planning plus ou moins tenable en fonction de mes jours de travail. Sachant qu'un nombre minimum de crédits ects est requis par année, il faut quasiment avoir un diplôme en jonglerie pour réussir à planifier les « bons » cours aux « bons » moments de la semaine. Les cours du soir étant rares et seulement quelques cours enregistrés, il faut faire des sacrifices.
Je ne compte plus les va-et-vient sur ce planning, supprimant un cours pour le remplacer par un autre, avant de me souvenir que je dois accompagner mon fils à son activité extrascolaire le mercredi après-midi et devoir tout modifier à nouveau. Puis, m'apercevant que j'ai aligné cinq cours sur une même journée (jusqu'à 20 h), je me rappelle qu'en m'infligeant volontairement un burn-out, je n'irai pas bien loin, et je fais machine arrière.
Deux jours plus tard, je vérifie que les cours choisis sont bien ceux de l'automne et non du printemps, qu'ils sont dispensés aux heures indiquées (enfin, si j'ai bien lu) et que les modalités d'examen correspondent à ce que je crois avoir vu. Car un cours non enregistré, évalué par quatre contrôles continus, ne représente pas le même enjeu pour mon profil qu'un cours enregistré sanctionné par un unique examen final, même si l'investissement personnel reste sensiblement le même.
Après un planning figé dans le marbre pour un semestre, il faut faire face aux avis d'anciens étudiants sur telle ou telle matière, ce qui peut parfois rassurer ou pas du tout. Il faut faire face à une avalanche d'informations, de formulaires, d'horaires, d'obligations, de délais…
Ce sentiment de dépassement est un mécanisme bien identifié en psychologie, sous le terme stress psychologique.
📎 Le concept : le stress selon le modèle transactionnel
Selon le modèle transactionnel, le stress psychologique est considéré comme une dynamique entre l'individu et son environnement. Lorsqu'une personne évalue une situation et estime qu'elle sollicite fortement, voire dépasse ses ressources pour y faire face, elle perçoit son bien-être comme menacé. C'est cette évaluation qui déclenche le stress psychologique. Cette évaluation cognitive se fait en deux étapes : une évaluation primaire (la situation est-elle pertinente pour moi ?) et une évaluation secondaire (ai-je les ressources suffisantes pour y faire face ?).
Exemple : la rentrée académique a lieu dans quelques semaines
- Évaluation primaire :
- Cet événement est-il pertinent pour moi ? OUI
- Est-il stressant pour moi ? OUI
- Évaluation secondaire :
- Ai-je les ressources suffisantes pour y faire face ? JE N'EN AI PAS L'IMPRESSION… Je ne suis pas prête. Il y a trop d'informations. Je ne retrouve plus les formulaires d'inscription au cours. Ma messagerie institutionnelle est bloquée. J'ai un rendez-vous médical très important le jour du premier TP de statistiques. Mon dernier cours du jeudi se termine à 20h ; qui ira chercher mon enfant au parascolaire ?
- Conséquence : stress, inquiétude
Dans cet exemple, on constate que la charge perçue dépasse largement les ressources disponibles, et donc un stress psychologique s'installe.
Source : Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, Appraisal, and Coping. New York: Springer Publishing Company.
Dans un prochain article, je te ferai part des stratégies de coping que j'ai mises en place pour dépasser toutes ces appréhensions.
À SUIVRE…